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Spraylarue

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Interview

Spraylarue

Présente-toi

J'ai commencé par le graff avec Stane, ensuite Stanley, puis Stanley Spray la rue. Je vois l'art comme une recherche constante en style. C’est pour cela que je pense que le nom doit évoluer au fil du temps.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi?
J'ai commencé par le graffiti vers l'âge de 13 ans pour mettre des taches de couleurs sur la grisaille de Paris, pour éviter la routine, pour vivre l'instant présent, rencontrer des gens, exprimer des émotions et faire rêver. Je résumerais ça par le terme « aventure humaine ».
Je suis rentré dans différents crews mais j'avais envie de suivre mes propres inspirations.
Aujourd’hui, je suis plus dans l'expérimentation, je cherche des nouveaux procédés, des nouvelles recettes, affinées et épurées. Je pratique actuellement la « peinture virtuelle ».
Je fais partie d'un collectif « L'atelier volant » qui regroupe des artistes de différents horizons avec lesquels on a quelques projets street.

Je vois le street-art comme un arbre à plusieurs branches. J'aime bien sauter de branche en branche, tel un jeune singe curieux puis me focaliser pour trouver la bonne voie.

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?
Les artistes visuels qui m’ont marqué sont l'Apôtre, Deap, Akira Toriyama,  Hokusai, Hiroshigué, Picasso, Monet, Grems, Keith Harring, Mucha, etc.

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Mes outils sont la liberté, la peinture et les marqueurs. J'aime le coté artisanal du collage (papier, ciseaux, colle), sa technique simple. Je suis en contact avec un colleur d'affiche du métro, c'est lui qui me fournit en papier. Après, j’observe sa technique de pose et j’essaye de la reproduire

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick?
Oui, j'avais déjà fait plusieurs poses dans Paris et mis en scène des collages dans le décor parisien. J’aime bien travailler dans la rue, essayer de rester concentré sur une chose alors que plein de trucs se passent autour de toi. C'est un bon exercice.

La rue est-elle ton seul support d'expression?
Non, je travaille aussi sur toile, abribus et dans les terrains.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?
« Un imbécile qui marche vaut mieux qu'un intellectuel assis » ou encore « Personne ne peut capturer mon âme. D'ailleurs, qui peut capturer le vent ? »

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions?
J’ai participé à la session#4. C’était une bonne expérience, une déferlante de styles et de couleurs. J’ai aussi aimé la surprise de découvrir les collages de chacun et qu’il n’y ait pas de thème particulier. Le rendu final était très freestyle. Voir des poissons rouges collés à côté d'une fausse poste, c'était incohérent et libre à la fois.

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi?
Oui. Le street art est éphémère donc c'est un art comptant pour rien qui fait des contents pour rien mais je pense que sa place est plus dans la rue que dans les galeries. En même temps, l’exposer dans ce genre de lieu accentue sa visibilité et le rend accessible à un nouveau public. Au final, je ne suis pas contre mais ça m’ennuie de le voir se dénaturaliser.

Le meilleur film?
Mon film favori autour du street-art est « Wild Style ».

Le meilleur livre?
« Burners ».

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