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Skull

Freaky-Happy

Interview

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Je suis Skull, un crane plein d'encre prêt à la faire couler partout où l'envie m’en prendra. Street-artist sévissant dans le domaine du collage essentiellement et des coups de bombes ici et là. Après des études d'illustration et de dessin animé, je travaille naturellement... dans le dessin animé, et me consacre dernièrement à ma production personnelle.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi ?
Il y a environ 4 ans, les grands formats en matière de dessins me font de plus envie, et où trouve-t-on les plus gros ? Dans la rue. Je me passionne pour cette forme d'expression hors des limites conventionnelles de diffusion de l'art.
Passionné d'image depuis toujours, je m'intéresse à la deuxième lecture d'une œuvre, son symbolisme, le détail qui ne saute pas aux yeux mais qui en change totalement la lecture. Je suis donc naturellement attiré par le surréalisme. C'est également mon inspiration à travers le street-art, la façon dont l'image s'impose à nous dans un lieu insolite. À travers ces collages sauvages, j'aime l'idée de liberté, aussi bien celle de l'artiste que celle de son œuvre elle-même. Le détachement ainsi crée entre les deux permet une réelle relativisation par rapport à son travail. Dans la rue, nous ne sommes pas maître de la pérennité d'une image.

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail ?
Banksy évidemment, le sens qu'il y a dans son travail est d'une efficacité hallucinante. Dran pour son message humain et son dessin. Et, venant de l'animation, je ne peux pas passer à côté du travail de Blu.

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Pour moi ce sera le pinceau et l'encre de chine, un peu de bombe de tant à autre pour la couleur. Je pars bien souvent sans idée précise et laisse le pinceau gambader. Toutefois, il m'arrive quand même d'utiliser mon cerveau et de faire un croquis préparatoire.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick ?
Oui

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail ?
« Le mystère parle à ceux qui veulent regarder. »

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions ?
J’ai participé à RueStick #3 et #4 ainsi qu’à la session indoor au MUSEAAV de Nice.
Une bonne ambiance, du soleil et des gens intéressants. Un contexte plus simple et frais que beaucoup trop de vernissages.

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi ?
Oui dans la mesure où, à mes yeux, art contemporain ne veut pas dire grand chose d'autre que "art d'aujourd'hui".

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
Rien de fou pour ma part si ce n’est, qu’une fois, une vieille dame m'a interpellé pendant que je collais un dessin :
- « Qu'est-ce que vous faites de beau ? »
- « Je colle un dessin. »
- « Oh, c'est joli hein................. Connard! »
Elle avait l'air sympa, ben, en fait non.

Le meilleur film ?
Une comédie romantique avec Chuck Norris.

Le meilleur livre ?
« Se libérer du connu » de Krishnamurti.

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