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Olson

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Interview

Présente-toi
Olson du OnOffcrew. J'ai 25 ans et je vis à Paris depuis quelques mois.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi?
J'ai fait mes premiers gribouillis vers 2003, j'étais très attiré par la calligraphie et les travaux d'Hassan Massoudy. 
J'ai beaucoup appris des quelques acteurs de la scène bourguignonne de l'époque.
Après je suis rentré en école d'art, j'ai rencontré des gens qui s'intéressaient aussi au street-art et nous sommes devenus très proches.
On a créé le OnOff crew en 2006 et depuis l'aventure suit son cours.

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?
La Nature.
Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Je commence généralement par rechercher des systèmes de représentation, des styles d'écritures. Mes esquisses ne sont jamais finalisées, je préfère que mon travail évolue avec le support, le lieu ou le contexte. 
De temps en temps, l'utilisation de logiciels m'aide à faire évoluer mes recherches, ce qui provoque parfois des choses inattendues.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick?
Il m'est arrivé quelques fois de faire des collages, c'était surtout pour intervenir dans des lieux très fréquentés et minimiser les risques d'arrestation ou de course avec la police...

La rue est-elle ton seul support d'expression?
J'ai la chance de pouvoir m'exprimer dans divers domaines au niveau professionnel. C'est très varié, stimulant et ça me permet de découvrir des choses nouvelles à chaque projet.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?
"Tais-toi et dépêches-toi, la nuit va tomber et t'auras pas encore fini!"

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions?
Aucune. Mais je suis ravi que ça commence maintenant !
Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi?
Je n'aime pas faire de catégories, je pense que ça ne fait que poser des limites entre les choses. De plus, aujourd'hui, de nombreux artistes se situent aux frontières de celles-ci, ce qui les rend encore plus difficiles à définir.

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
Une nuit d'été, on est sorti faire une grosse peinture au rouleau. Je ne sais pas pourquoi mais le mur était couvert de lucioles, le rouleau les écrasait, ce qui rendait notre peinture scintillante et lumineuse, il y avait un caractère magique mais malheureusement c'était impossible à retranscrire en photo.

Le meilleur film?
« Amores Perros » d'Alejandro Gonzales Inarritu

Le meilleur livre?
« La matière de l'Invention » d'Ezio Manzini.

Le meilleur son?
« Road To Zion » de Damian Marley feat. Nas.

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