3 Artistes

No Rules Corp

madame

Interview

Présentez-vous :
Moi c'est Eva, dit Evazé , peintre plasticienne et urbaine, je fais partie du collectif multidisciplinaire NO RULES CORP ainsi que Sir le plasticien pochoiriste .

Quand avez-vous commencé le street-art et pourquoi?
Evazé : «Nous nous sommes rencontrés à Lyon, Sir et Kaos (le 3ème no rules corp) qui a l’époque graffaient m’ont fait découvrir leur univers urbain et moi celui de l’atelier. Nos collaborations en atelier ont permis des ouvertures créatives adaptées à la rue. Et arrivés à Paris il y a un peu plus de 2ans tout s’est concrétisé. A Montpellier, je restais dans mon atelier et j’entassais les toiles, mais ici nous avons trouvé en quelque sorte une galerie infinissable, ouverte et gratuite.

Quels sont les artistes visuels qui vous ont marqués ou dont tu apprécies le travail?
Evazé : « En peinture il ya un grand nombre de maitre que j’admire dont Caravage par exemple.
Au XXème siècle, Max Ernst, Francis Bacon ,Ernest Pignon Ernest, Jacques Villeglé, Robert Rauschenberg…que des révolutionnaires !
Plus récents, des duos d’artiste comme Herakut, Os Gemeos…ouaou ! »
Sir : Blek le rat, Dran, Zevs et O’clock pour leur actions nocturnes. En dehors de l’art urbain je suis dingue d’Escher.

Quelles sont tes outils de prédilection pour créer et comment préparez-vous vos collages ?
Evazé : « Il y a 1an et demi, un personnage « Gripa » est devenu récurrent dans mes interventions. L’important était de figurer avec un personnage fictif, une maladie en fin de compte fictive.
J’aime le peindre au pinceau et peinture acrylique en mélangeant aux Posca. Ce personnage peut prendre différentes apparences et il est souvent représenté avec des personnages des années 50’, 60’.
Une façon pour moi de marquer des contrastes et des mélanges de genres insolites et drôles.
Je travaille le tout à la peinture et posca sur des feuilles Kraft , la plupart sont en un seul exemplaire. »
Sir : « Bombe aérosol à 90 % et du marqueur qui tache. L’utilisation de la peinture acrylique m’est venue ensuite essentiellement en raison de la contrainte de l’aérosol en intérieur. Je travaille mes pochoirs informatiquement et les découpes sur des matériaux différents en fonction de l’utilisation que j’aurai de mon pochoir. Le tout sur kraft.

Le collage est-il une discipline artistique que vous pratiquiez avant de participer à Rue-stick?
Sir et Evazé : « Oui , Sir a commencé à Lyon avant de poursuivre sur Paris ensemble.Nous avions d’ailleurs trouvé intéressant de faire ce que nous faisions d’habitude seul, cette fois en masse . »

La rue est-elle votre seul support d'expression?
Evazé : « Mon travail avant d’être dans la rue était sur toile : je travaillais sur collage, je récoltais des bouts de rue, d’affiche et m’en servais de support pour réaliser des compositions noir et blanc.
En fait , j’ai fait un parallèle en utilisant les murs extérieurs comme nouveaux supports à mes compo.Le déclic est arrivé quand j’ai rencontré Sir et Kaos de la NO RULES CORP, qui eux graffés et m’ont amené dans la rue…
Sir : « Essentiellement : J’ai longtemps fait que du mur de lieux désaffectés, puis maintenant pratiquement que de la rue. J’ai eu une bonne période sur t-shirt que je vendais en soirée / festival. Et encore souvent je reproduis mes pochoirs sur des matériaux non nobles (cartons, planches, vieilleries...). Ce n’est que depuis peu que Evazé m’a amené à utiliser le support toile.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux votre travail?
Evazé : « Toutes idées doivent prendre forme… »
Sir : Un c’est bien, deux c’est mieux

À quelle édition de Rue-stick avez-vous déjà participé et quelles en ont été vos impressions?
Sir et Evazé : « Rue stick #4, super moment de partage et de rencontre. Vraiment Interessant de faire une performance collective ! Et de voir à la même heure, même endroit tout les auteurs des divers collages que tu as pu voir un jour»

Rangeriez-vous le street-art dans la catégorie art contemporain 
et pourquoi?
Evazé « L’art comtemporain surprend , révolutionne , est sensé produire des doutes et des questionnements nouveaux sur l’art et son histoire. Je pense que pour cela le street art rentre dans le statut « de contemporain »
Sir « Je me suis intéressé au graffiti et au street-art avant de m’intéresser à n’importe quel autre art . Aussi, je pense que le street-art est tellement riche et regroupe tellement de choses qu’il est une catégorie.

Pourriez-vous nous raconter une de vos aventures marquantes avec le street-art ?
Sir et Evazé :
« Le jour où des flics nous ont interpellés lors d’un pochoir sur mur…et qu’une semaine après une énorme fresque « légale » recouvrait notre pochoir (…lui illégal.)mmm… »

Le meilleur film?

Brazil

Le meilleur livre?

Hors du temps (graffiti)

Les visuels suivent , ceux de travaux de groupe ou individuels.(rue ou atelier)

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