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Nice Art

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Interview

Ariane

Présente-toi 
Ariane, de Nice Art, pochoiriste. Avec mon ami et complice Dominique, nous avons fondé le collectif Nice Art. Pourquoi Nice Art ? Parce que nous sommes tous les deux originaires de Nice.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi ?
J’ai commencé le pochoir dans la rue en 1986… Mes premiers pochoirs représentaient des yeux dans un mur de briques. Je photographiais à cette époque les pochoirs des autres et un jour j’ai essayé. C’est tout simple. Mais ça a failli s’arrêter très vite ! Premier pochoir, à quelques secondes près, passait une voiture de police.
Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail ?
Entre autres : Soulages, Alechinsky, Ernest Pignon Ernest, Gérard Zlotykamien, Ben et Bleck.
Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick ?
Je fais surtout du pochoir, sur des grandes feuilles de papier de récup, ou bien des dessins au feutre acrylique sur des bouts de cartes routières, des annuaires, des journaux… des vieux dictionnaires ou des extraits du B.O. Je peins aussi sur des 33 tours que je colle sur les murs.
Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick ?
Je pratiquais le collage avant Rue-stick, mais surtout du collage de 33 tours, aussi bien en France qu’en Europe, au gré de mes voyages.
La rue est-elle ton seul support d'expression ?
Je suis essentiellement dans la rue. Je peins aussi sur toile et expose en galerie, mais c’est une petite partie de mon activité. En ce moment, je dessine surtout.
Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail ?
« La vérité est dans la rue. »
À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions ?
J’ai rejoint Rue Stick #2 et depuis on ne se quitte plus.
Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi?
Le street-art existe depuis que les rues existent ! Aujourd’hui c’est une période faste, où la créativité explose à chaque coin de rue. C’est un art d’une richesse incroyable, qui évolue chaque jour. C’est vivant, transgressif, gai et coloré, ça a du sens, c’est un art engagé. Oui, aujourd’hui on peut parler d’art contemporain… mais il l’est par essence même, car brut et spontané, il traduit un immédiat éphémère et mouvant.

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
Des aventures il y en a beaucoup… J’aime celle des concierges qui regardaient des rats que j’avais posé dans la nuit et qui se plaignaient : « Des rats on en a assez comme ça, pourquoi en rajouter… Ils auraient pu mettre des oiseaux ! » Le soir même, nous avons peint un envol de perroquets bigarrés.

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