3 Artistes

Limo

2

Interview

Présente-toi
Limo, OnOff crew.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi?
J'ai commencé il y a 3 ans grâce à Jok et Olson, rencontrés à Reims, qui m'ont poussé à sortir le nez de mon carnet de croquis pour tester mes dessins dans la rue.
J'ai alors découvert un nouvel outil, de nouveaux formats et un nouveau lieu d'expression qui offraient énormément plus de liberté de création. C’est cette liberté que l'on essaye d'exploiter au travers du OnOff crew.

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?
Beaucoup d'artistes provenant d'époques et de domaines différents dont Hayao Miyazaki, David Lachapelle, Jeff Wall, Le Caravage, Aryz, Iemza et bien d’autres.

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Mon outil de prédilection reste le papier et dessin au rotring. C'est avec ça que j'imagine mes personnages et mes textures très détaillées que je réalise après sur les murs.
Pour la préparation de collage, j'utilise beaucoup l'ordinateur pour scanner les dessins et ainsi conserver les détails et les effets de texture lorsque j'augmente leur taille à l'impression.
J’interviens ensuite directement sur le format final avec des textures plus simples.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick?
Pas vraiment, mais je dois avouer que cette première participation me donne des idées!

La rue est-elle ton seul support d'expression?
Non, comme je l'ai dit plus haut, j'ai commencé par l'illustration et cela reste mon support d'expression principal. Cependant, mes années passées en école d'art m'ont permis de découvrir d'autres supports.
Je trouve plus intéressant de confronter son travail à différents supports car cela ouvre de nouvelles pistes et produit parfois de bonnes surprises !

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?
« L'artiste ne doit pas copier la nature mais prendre les éléments de la nature et créer un nouvel élément. » Paul Gauguin

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions?
C'est la première fois que je participe à cet évènement .

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain  et pourquoi?
C'est difficile de répondre à cette question. La rue a toujours été un lieu d'expression. Il est alors difficile de parler de pratique contemporaine.
J'ai le sentiment que cet art n'est pas encore apprécié à sa juste valeur alors si y associer le terme "ART contemporain" peut aider à son acceptation et attiser les curiosités au travers d'expositions, alors pourquoi pas.
Cependant cela ne doit pas dénaturer ce que j'aime dans le street-art, c'est à dire son accessibilité, sa diversité et la liberté d'expression qu'on y trouve. Le street-art peut être présenté dans des musées d'art contemporain mais sa vraie place reste dans la rue. En effet, il y a encore beaucoup de personnes qui apprécient un graffiti ou un collage exposé dans une galerie d'art contemporain mais qui n'acceptent pas d'en voire en face de chez eux.

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
C’était l’une de mes premières sessions peintures avec Jok et Olson à Reims. Dans un super terrain, je suis tombé pour la première fois face à une pièce gigantesque de Iemza avec son univers particulier sur la façade de ce qui semblait être une vieille grange. Première grosse claque visuelle !

Le meilleur film ?
" In the mood for love" de Wong Kar-Wai et les documentaires " Planet Earth "
Le meilleur livre ?
" Le parti pris des choses " de Francis Ponge.

Le meilleur son ?
L'album " Maggot Brain " de Funkadelic

Retour en haut de page