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Kouka

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Interview

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Kouka

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi ?
J’ai commencé le tag en 95 pour devenir célèbre dans une ville de province où je ne connaissais personne. Ma passion pour la graffiti a pris le pas sur ma pratique de peinture traditionnelle et le « street-art » est arrivé !

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?
Francis Bacon, Yan Pei Ming, Jean-Charles Blais

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Du noir, du blanc, un pinceau, une bombe… Je peins directement sur papier, à main levée, en essayant de me mettre dans les mêmes conditions que quand je peins dans la rue : dans l’urgence et sans retouche.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick?
Non, c’est Skio qui m’a tout appris.

La rue est-elle ton seul support d'expression ?
Non, j’aime bien travailler au coin du feu, mais c’est une autre histoire…

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?
«  Il n’y a en art ni passé, ni futur. L’art qui n’est pas dans le présent ne sera jamais. » Pablo Picasso

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions ?
J’ai participé à Rue-Stick #1 et #3. La première édition fut un véritable événement artistique, avec les déboires de la rue, les aléas du direct et un public motivé malgré le froid.
Pour la troisième édition, les organisateurs étaient un peu débordés mais il y avait une belle ambiance, du soleil et des agents de police souriants.

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi ?
Pour moi le street-art a toujours existé, bien avant le mouvement hip-hop et le graffiti.
Aujourd’hui, c’est de l’art contemporain car il se vend et s’achète à très bon prix. Et d’ailleurs, pourquoi ce n’en serait pas ? Il y a plein d’artistes contemporains qui travaillent dans l’espace public et la rue, sans qu’on les qualifie nécessairement d’artistes « street-art ».

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
J’ai peint un guerrier sur une planche en bois de 2,50m de haut sur 1m de large et puis je l’ai mis dehors le temps qu’il sèche. Une heure plus tard, il avait disparu !

Le meilleur film ?
« Step across the border » de Nicolas Humbert et Werner Penzel

Le meilleur livre ?
« Lettres à un jeune poète » de Walter Maria Rilke

Le meilleur son ?
« La meilleure des polices » de La Rumeur.

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