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Kashink

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Interview

Présente-toi
Kashink, 30 ans, parisienne.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi ?
J’ai commencé à poser des stickers début 2000 et je me suis mise sérieusement à peindre avec des bombes en 2005. Je peignais déjà sur toile et j’avais envie depuis longtemps de me mettre à l’aérosol mais je me suis vraiment lancée par envie de découvrir un nouvel outil, c’était un challenge aussi.

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail ?
Frida Kahlo, Basquiat, Clovis Trouille, Lucian Freud.

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Pour créer, dans l’absolu, tout fait l’affaire. J’aime utiliser toutes sortes d’outils. Pour peindre sur mur, je mélange souvent rouleau / peinture acrylique et aérosol. Sur toile, j’ajoute souvent du Posca et parfois plein d’autres trucs comme, par exemple, de la couture.
Pour mes collages, mon support de prédilection est le papier de culte chinois. Ce sont des petites feuilles, oranges et dorées, qui font environ 20 x 20 cm. J’improvise en dessinant dessus des personnages avec une petite phrase qui illustre le tout pour donner du sens.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick ?
J’en avais fait un peu oui, mais pas énormément. Ca fait relativement peu de temps que je colle dans la rue. En revanche, j’ai fait beaucoup de stickers.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail ?
Créer, créer, créer, toujours se renouveler.

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions ?
L’année dernière au Dune, j’avais collé quelques petits formats à l’intérieur mais je n’avais pas fait la rue. C’était bien cool de mélanger plein de styles comme ça !

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi ?
Grande question. Oui, si on définit ce qu’on appelle aujourd’hui « street-art » comme toutes les formes plastiques d’art exposé dans la rue (mosaïques, affiches, pochoirs, tags, graffiti, etc.) mais n’oublions pas que ça pourrait aussi englober toutes formes d’art de rue, donc danser dans la rue pourrait aussi être du street-art, sous forme de performance par exemple. Bref, long débat mais je suis pour intégrer le concept dans le monde de l’art contemporain.

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
Il y a un peu plus de 4 ans, je me suis retrouvée face à un grand mur que j’avais peint aux Frigos avec mon pote REKM, et tout avait été repeint en blanc sauf trois persos que j’avais faits, dont les yeux, la bouche et les oreilles avaient été repeints en blanc aussi. À côté quelqu’un avait inscrit un texte concernant la situation politique en Birmanie, et s’était servi de ma peinture pour illustrer son propos… L’intention politique était louable, mais on avait quand même effacé ma signature et on avait détourné mon truc sans me demander ! J’ai fini par repeindre mes personnages et je leur ai tous ajouté 4 yeux. Tout ça répond à une question que beaucoup de gens me posent…

Le meilleur film ?
Dur mais je vais dire « Freaks » de Tod Browning.

Le meilleur livre ?
Dur aussi. Je lis pas mal mais mon livre de chevet, celui qui reste toujours là c’est « Brèves de comptoir » de Jean-Marie Gourio. N’importe quelle année, tout est de l’or.

Le meilleur son ?
Wow ! Euh… J’hésite entre « Wherever I may roam » de Metallica, « Brooklyn Zoo » de ODB et « Hard to Handle » d’Otis Redding ! Mais je vais choisir « Future Daniel » de Chris Clark, que j’ai vu en concert récemment.

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