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JBC

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Interview

Présente-toi
Jean-Baptiste Colin alias JBC. Né en 1979, je graphiste freelance de profession, spécialisé en créa pour les collectivités locales. Je suis également artiste peintre, artiste numérique et artiste de rue.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi ?
En mars 2009, tout à fait par hasard, avec un autre ami qui fait un pochoir unique d'un chat. Nous faisions du street-art spontanément, sans savoir qu'un vrai mouvement existait. J'ai commencé par un poing levé avec la mention "arrête de souffrir" sur le canal de l'Ourcq. Brindamour m'a contacté et j'ai découvert tout le reste grâce à elle.

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail ?
Je suis depuis tout jeune amateur de pop art, en particulier de Roy Lichtenstein ou Erro. Keith Haring, dans la transition vers le street-art, fait partie de ceux qui m'ont influencé. Je suis intéressé par le muralisme mexicain (Rivera). J'aime le travail de street-artists actuels comme Shepard Fairey.

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Je travaille toujours à partir de photos que je trouve sur internet ou dans ma propre réserve. Je réalise des photomontages sur Photoshop, j'ajoute des textes (en général de courtes phrases d'accroche), je fais un nouvel habillage graphique en synthétisant les formes et les couleurs. Soit j'imprime directement les affiches dans leur version numérique, soit j'en fais une copie à plus vaste échelle sur papier kraft, à l'acrylique.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick ?
Non, je n'ai connu Rue-Stick que pour sa 4ème édition.

La rue est-elle ton seul support d'expression ?
Non, je fais aussi des toiles à l'acrylique et des œuvres numériques destinées à l'impression sur PVC ou toile.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail ?
« Arrête de souffrir ! »

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions ?
Rue-Stick #4. J'ai aimé l'ambiance décontractée, la distribution de vin dans la rue, la sensation de faire partie d'un mouvement solidaire dans sa diversité.

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi ?
Oui, c'est un art contemporain, pas tant par son contenu mais par l'originalité de son support, qui crée une relation directe avec les yeux du public, brise les intermédiaires classiques de l'art.

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
Notre arrestation par les forces de l'ordre un soir, dans le 10ème arrondissement alors que, par manque d'expérience, nous étions en train de tapisser un bâtiment public. En tant que colleur, je n'ai pas été inquiété. Mon camarade qui faisait du pochoir a été conduit au poste où menotté, il est resté 3/4 d'heures sur un banc avant d'être interrogé. Cette différence de traitement entre deux manières de faire du street-art m'a laissé pensif.

Le meilleur film ?
« Un prophète » de Jacques Audiard.

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