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JB

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Interview

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi?J'ai commencé le graffiti en 1994 et je me suis mis aux affiches en 2006.
Pour moi, le graffiti c’était le plaisir de sortir avec des amis, de passer de bons moments et, de temps en temps, de faire des missions plus personnelles.
Les affiches, elles, ont représenté un moyen d'amener mon univers dans la rue sans les connotations du graffiti. La possibilité de coller en pleine journée m'a très vite séduit. C'est vraiment agréable de voir les gens s'arrêter, venir discuter.
Au début, j'ai commencé à peindre des affiches pour faire un pied de nez à mon métier de graphiste dans la pub et puis ensuite j'ai voulu donner une "page de respiration", celle de mes dessins, au milieu de tous ces visuels publicitaires qui nous sont imposés dans la rue.

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?
Soutine, Schiele, Chagall, Cézanne, Monet, Topor, Bonom sont les premiers artistes qui me viennent à l’esprit.

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Un feutre noir et du A4 brillant pour le dessin.
Du kraft blanc, un pinceau, de l'acrylique, un rouleau plein de colle, ma perche de 3 mètres, mon bac à colle, un torchon pour s'essuyer les mains avant de prendre les photos.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick?
Oui

La rue est-elle ton seul support d'expression?
Non, je dessine quand je prends les transports en communs et je peins à la maison.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?
Pourquoi pas !

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions?
Les éditions 2, 3 et 4 (en attendant les autres !)
J'ai adoré la session #2 rue du Roi de Sicile. Il y avait un côté familial qui m'a plu, une belle frise de plusieurs dizaines de mètres, juste ce qu'il faut d'artistes, beaucoup de passage et, en plus, nos images sont restées affichées longtemps. Un beau souvenir !

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi?
Oui mais je ne le rangerais ni dans une galerie ni dans un musée.

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
Comme avec le graffiti on a tous plein d'anecdotes !  En ce qui concerne les affiches dans la rue, il y  a une histoire qui m'a bien plu, une belle histoire.
Un matin, à Paris, je pars en balade pour coller mes dessins et je trouve un spot passage Taylor (pour ceux qui connaissent). Là un couple de clochards bien ancrés dans le sol me regarde et nous commençons à discuter. Une fois fini, je les photographie devant un de mes dessins, leur promettant un peu naïvement de leur donner la photo quand je repasserai.
Les mois défilent, je redescends à Nice (je n'habitais pas encore à Paris). Je développe mes photos et remonte à Paris. Là, je tente le coup et repasse passage Taylor. Je retrouve le couple toujours au même endroit et boucle la boucle en leur donnant la photo. Cool.

Le meilleur film?
Shining, Le Locataire, Massacre à la tronçonneuse, Aguirre ou la colère de Dieu…

Le meilleur livre?
Je ne lis pas trop mais "Si c'est un homme" de Primo Levi…

Le meilleur son?
Slum village "Reunion", Satanic Warmaster "Carelian Satanist Madness", The Organ "Let the Bells Ring", Nathan Fake "The Sky was Pink (james Holden remix)"…

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