3 Artistes

Ender

memento-mori

Interview

Présente-toi

Ender, né en 1973, Paris.

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?

Je suis né et j'ai vécu 25 ans à Belleville (Paris).
Petit, j'ai découvert sur les murs de mon quartier les interventions de Jérôme Mesnager et de Nemo ; ces deux artistes m'ont marqué durablement par leur mise en situation. Plus tard le travail de Jef Aérosol m'a impressionné (entre autres) par sa qualité d'exécution. J'apprécie beaucoup les œuvres de C215 qui manie à merveille les cadrages et la couleur mais aussi tellement d'autres : Mimi, Mr Lolo, Nice art…
Mais, mes influences vont aussi et surtout vers des artistes « classiques » : du Caravage à Michel-Ange, en passant par Raphaël, David, Vermeer, De La Tour, etc.

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?

Mon appareil photo en premier lieu, mon cutter, mes bombes et l'acrylique depuis peu. Je pose mes pochoirs sur du papier fin (nappe en papier) et surtout je pense au mur qui va le ou les recevoir.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick?

Oui, je pratiquais avant.

La rue est-elle ton seul support d'expression?

A la base oui, mais je réalise aussi des œuvres sur d'autres supports (toiles, bois, acier) pour des expositions en galeries.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?

Faire les choses sérieusement sans se prendre (trop) au sérieux.

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions?

J'ai participé aux troisième et quatrième éditions, c'est une opportunité formidable de pouvoir investir ensemble un mur. Je travaille en général seul, tôt le matin, donc le fait de se retrouver tous ensemble dans une ambiance chaleureuse a quelque chose de particulièrement motivant. C'est aussi l'occasion de rencontrer des gens qui suivent notre travail. C'est donc une expérience enrichissante à ne surtout pas rater.

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi?

Si je pouvais je ne le rangerais nulle part pour qu'il reste ce qu'il est, un art libre et vivant.

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?

Peut-être celle de cet homme qui est descendu de chez lui à six heures du matin alors que je collais, et cela pour me rencontrer parce qu'il avait vu mes travaux précédents dans son quartier. C’était une rencontre assez improbable mais particulièrement motivante.

Le meilleur film?

Un film de Charles Chaplin.

Le meilleur livre?

« Une prière pour Owen » de J. Irving.

Le meilleur son?

Une cours de récréation pleine de rires et de cris d'enfants

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