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Deuz

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Interview

Deuz

Présente-toi
Mon nom d'artiste est Deuz, je vis sur Marseille. Je suis enseignant en arts appliqués et en parallèle, depuis deux ans, je pratique la peinture ainsi que le graffiti.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi?
Mes premiers graffs datent de 1995. Avec mes potes d'enfance on avait monté le FPC crew. On été fascinés par les graff de Mode 2, Numéro 6, Noe 2 et par les 313 et les PG sur Marseille. Nous, c'était plutôt « les pieds nickelés font du graffiti ». Mais bon, le plus important c'est le délire qui allait avec, le fait de tous aller vers un même objectif, un même but. C'est ça qui, avec le recul, me semble le plus marquant durant cette période. On s'est arrêté en 1998 après quelques soucis. Depuis peu, j'ai repris seul mon activité

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?
Egon Schiele dans mon parcours scolaire ainsi que Picasso. Des dessinateurs de BD tels que Bilal ou Maester. Actuellement j'affectionne tout particulièrement le travail de Guarnido pour sa série « Blacksad ». Pour le graffiti j'ai bloqué sur le travail de Mode 2 et Noe 2 ainsi que sur le taf de Dire (132). Je suis également sensible à la poésie de Dran et aux persos de Jaw (DMV).

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Je travaille beaucoup au stylo à bille noire et à l'aquarelle pour mes croquis ou les dessins de précision qui sont généralement des petits formats. Pour les grands formats, je travaille surtout avec des Posca et des bombes de peinture. En général mes collages ne sont quasiment que des pochoirs sur papier kraft réalisés à la bombe.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick?
Oui, j'ai eu l'occasion de participer aux événements organisés l'année dernière par Codel sur Pau « Stick ta rue » / « Stick ton palais » et Biarritz « Stick ta plage ». C'est d'ailleurs à cette occasion que j'ai réalisé mes premières affiches. 

La rue est-elle ton seul support d'expression?
Non, je passe beaucoup de temps entre mon carnet de croquis, mes toiles et la réalisation de mes pochoirs. Je travaille occasionnellement dans la rue mais c'est toujours avec un grand plaisir.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?
Aucune

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions?
Aucune mais j'ai été marqué par la qualité et la quantité de la 4ème édition.

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi?
Le street-art, comme son nom l'indique, doit rester dans la rue, c'est là qu'est sa place, c'est là qu'il est le plus pertinent. Il perd de son message lorsqu'on le confine à une galerie comme c'est le cas de l'art contemporain. Lorsque l'on expose, on fait de l'art contemporain. D'ailleurs je me considère plus comme un artiste peintre de par ma production de tableau et mes expositions qu'un graffeur ou un street-artist.

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
Pas d'aventures marquantes mais un comportement : je fais une « traque » photographique du graffiti. Quand je suis en voyage ou que je visite une ville, ça m’amène à porter une attention très particulière aux interventions artistiques sur les murs. Cela donne de belles trouvailles. Ces recherches m'ont aussi donné l'occasion de pénétrer des lieux abandonnés aux atmosphères si particulières, par simple curiosité. Des lieux dans lesquels je n'aurais jamais mis les pieds. Là j’ai pu m'imprégner de ce qui a été peint avec une double approche : celle de celui qui peint cherchant l'inspiration et celle du simple visiteur.

Le meilleur film?
« Le bon, la brute et le truand » mais j'ai hésité avec « On se calme et on boit frais à Saint-Tropez » un must pourtant ....

Le meilleur livre?
Je lis beaucoup de bouquins sur le street-art. En ce moment, je me délecte des bouquins de Julien Malland (Seth) « Tropical spray » et « Globe painters ».
 
Le meilleur son?
Dick Rivers bien évidemment (respect to Nice oldies) ... non, du bon vieux hip hop assurément pour ma part,  mais ils sont trop nombreux pour n'en citer qu'un ...

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