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Ceet

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Interview

Ceet

Présente toi
Ceet (prononcez City). Je suis originaire de Toulouse et membre du collectif Truskool et Trumac. Je vis actuellement à Hong Kong.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi?
J’ai commencé à la fin de l’année 1988. J’étais déjà dans le milieu hip hop, puisque je faisais un peu de breakdance depuis 1984. J’ai démarré le graffiti tout naturellement; je dessinais déjà un peu sur mes cahiers à l’école.
À l’époque, on n’avait ni le net, ni trop de vidéos. Un seul magazine tournait, il coûtait 20 francs et été produit par la reine Queen Kandy du mouvement Zulu. C’était notre seule inspiration. Nos premiers pas dans le graffiti étaient donc super freestyle, on se cherchait dans nos lettres ou dans nos graff.
Une ou deux années plus tard, j’ai commencé à devenir vraiment fan du graffiti. La sensation de risque, les couleurs posées illégalement sur un mur que l’on s’approprie, c’était extrêmement excitant.

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?
J’adore le travail des Mac crew, Tilt et Mist. J’aime bien aussi Minjun Yue, un artiste chinois et plein d’autres. La liste est très longue. 
 
Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
J’utilise maintenant tous les supports, toutes les matières, tous les styles de peinture. J’adore la sculpture. 

La rue est-elle ton seul support d'expression?
Non.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?
« Freestyle ». 

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions?
A la première édition.

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi?
C’est de l’art contemporain car il n’y a pas plus actuel que le graffiti et le street-art. C’est révolutionnaire, nous sommes les seuls à avoir une exposition permanente dans la rue. La rue est notre galerie, une galerie accessible à tout le monde et à toutes les catégories sociales.

Le meilleur film?
« La soupe aux choux » de Jean Girault avec Louis de Funès.

Le meilleur livre?
Facebook.

Le meilleur son?
« Should i stay or should i go » de The Clash.

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