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Betty Baron

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Interview

Betty Baron

Présente-toi 
Je suis Betty Baron, je vis et je travaille à Paris.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi? 
J’ai commencé le street-art il y a environ quatre ans mais tout a débuté il y a une dizaine d’années quand un ami m’a emmené aux Frigos dans le 13ème. J’y ai découvert un univers qui m’était peu familier : celui du graffiti. Emue et attirée par cette pratique artistique, j’ai commencé à suivre des amis qui pratiquaient le graffiti, dans des terrains ou dans leurs aventures nocturnes à travers la ville. J’ai commencé à gribouiller sur du papier en pensant un jour participer activement à ces cessions mais sans résultat, les stylos et autres c’est pas mon truc !
Du coup, un peu frustrée de ne pouvoir participer, j’ai commencé à faire des photos.
A l’époque j’habitais dans le 13ème et les Frigos sont devenus un véritable terrain de jeux photographiques.
Cela m’a permis de découvrir que la photographie allait devenir mon mode d’expression.
Plus tard, j’ai rencontré le collectif « Une Nuit » où il m’a été proposé de photographier une cession de collage et, tant que j’y étais, de réaliser une affiche. Grace à ce collectif j’ai fais la connaissance de Surfil, une artiste affichiste avec qui nous avons monté un duo appelé les Silencieuses. Ensemble, nous avons créé des affiches mélangeant photographie et peintures. C’est à partir de là que j’ai été piquée par le « collage sauvage ». Par la suite ma rencontre avec Nuaj a été décisive dans ma manière de créer et à affiner mon propre style.

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?
Au début de ma pratique du collage, j’ai été très marquée par le travail des Graphics Surgery car, à cette période, je travaillais beaucoup sur la Ville. J’apprécie également le travail de Swoon et de Dan Witz pour rester dans le collage. Mais j’aime aussi des photographes comme Alexey Titarenko, Chris Steele Perkins ou encore Nan Goldin

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Un appareil photo numérique ou argentique, un scalpel. Je crée mes collages à partir de photo tirées sur papier, en général en grand format, que je redécoupe par la suite.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick?
Oui, depuis environ quatre ans.

La rue est-elle ton seul support d'expression?
Non, je pratique la photographie et j’expose donc mon travail sur des supports plus classiques et en intérieur.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?
Alors là aucune idée mais si vous avez une proposition…

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions?
J’ai participé à la dernière édition de Rue-stick. Malheureusement, je n’y étais pas physiquement car je travaillais, par contre j’ai eu le temps de passer et de coller pendant la cession indoor au Dune, et mes impressions ont été bonnes. Il y avait une atmosphère agréable et j'ai rencontré des gens vraiment sympa, sans prétention. Ca change et ça fait du bien.

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi?
No comment !

Le meilleur film?
Dernièrement, « Enter the Void » de Gaspar Noé.

Le meilleur livre?
Un, pas possible, au moins trois !
« La petite pièce hexagonale » de Yoko Ogawa
« Urkas : itinéraire d'un parfait bandit sibérien » de Nicolaï Lilin
« Just kids » de Patti Smith

Le meilleur son?
Heu la c’est trop dur de choisir ! A peu près tout tant que mes oreilles apprécient.

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