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Adèle b

bifur

Interview

Présente-toi
adèle b, sans majuscule, graphiste.

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi?
Un peu de street-art passif derrière l'objectif avec un ami graffeur avant de m'essayer au collage. C'était d'ailleurs un peu plus street que art au début...

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?
Je dirais Fragonard pour « The Happy Accidents of the Swing », Anti VJ et moult photographes, peintres, plongeurs, électriciens...

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Pour le collage, j'utilise beaucoup l'encre de Chine. Je commence aussi avec un immense support pour finalement repartir avec son dixième. Pour le reste, je me sers de tout ce qui peut me passer sous la main, du sachet de thé au ticket de caisse par exemple.

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick?
Pour tout avouer, Rue-stick est ma première vraie expérience. J'avais testé le collage à Rennes pour mes études. Et  quelques coups de bombes, sans grand résultat...

La rue est-elle ton seul support d'expression?
Non, je travaille beaucoup sur toile, sur volumes... Pour du print, souvent pour des expos ou des commandes.

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?
« Ne demande ton chemin à personne, tu risquerais de ne plus pouvoir te perdre ».

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions?
Rue-stick #3 avec Etienne Ledemay : on a tenté un collage-puzzle avec des feuilles A4, un pinceau et un tube de colle. Un super rassemblement, mais on a vite regretté notre idée...
Rue-stick #4 : toujours autant de bonnes rencontres, de superbes découvertes.

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi?
Pour moi, catégorie art contemporain, oui. Parce qu'il implique un seul support commun sous différentes formes, des interactions, des revendications parfois.

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
Ma première : planquée dans des orties, caméra à la main, le long d'une voie de chemin de fer, et mon sujet qui me mettait la pression.

Le meilleur film?
Un bon film : « Des nouvelles du bon Dieu » de Didier le Pêcheur.

Le meilleur livre?
« Eloge de la fuite » d'Henri Labory

Le meilleur son?
Matthew Herbert pour son approche sonore

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