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Interview

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Abys - Jérémy Ispizua - 20/06/81 – Avignon

Quand as-tu commencé le street-art et pourquoi?

Le graffiti m'a donné envie de dessiner, c’est de là que vient mon blaze.
A 15 ou 16 ans, au début, je posais dans rue comme font les jeunes de cet âge mais je n'ai jamais aimé cette étiquette de vandale qu’on nous collait. J'ai très vite arrêté les murs pour ne faire que du papier. Petit à petit, c'est devenu une passion puis une vocation professionnelle.
Aujourd’hui, je suis infographiste er j’avoue que ça fait du bien de sortir la tête de son écran de temps en temps pour revenir au dessin.
Merci à vous pour l'initiative, ça donne vraiment la motive ! C'est comme un retour aux sources pour moi et ça donne de la cohérence à tout ce que j'ai appris depuis que j'ai commencé

Quels sont les artistes visuels qui t'ont marqué ou dont tu apprécies le travail?
Basquiat, Francis Bacon et Dali pour les classiques. Ernest Pignon Ernest pour les affiches. Côté graff : Myst - MAC (mort au con à l’époque), Daim, Kinsey et puis les copains Poyt et Plot.

Quels sont tes outils de prédilection pour créer et comment prépares-tu tes collages ?
Le dessin au crayon gris. Pour les grands formats, je scanne, je retouche et/ou je fais des test couleurs à l'ordi. Après, je le projette sur papier et je retape le dessin au Posca ou j'en fait un pochoir

Le collage est-il une discipline artistique que tu pratiquais avant de participer à Rue-stick?
En fait non. J'y ai longtemps pensé, mais là c'était vraiment l'occasion.

La rue est-elle ton seul support d'expression?
Non évidement, c'est ce que je disais. Je n'aime pas les trucs salissants qui prennent beaucoup de place, peut-être parce que je ne peux pas en fait. Du coup, je ne fais pas beaucoup de peinture, plutôt de l'illustration. J'ai eu une véritable révélation pour l'animation, ça fait quelques années que j'ai commencé un travail avec un musicien (electro + featuring en acoustique) et dans ce cadre, je prépare des lives avec des anims. La plupart sont de moi mais parfois le temps presse. Mettre du son sur des images, ça donne une p***** de profondeur, c'est énorme. Merci à Damien de me laisser expérimenter sur sa musique (www.lescercles.fr - www.myspace.com/lescercles).

Quelle est la citation, ou la formule, qui synthétiserait le mieux ton travail?
« Celui qui sait rire de lui-même n'a pas fini de s'amuser », « Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une friandise de fin gourmet » ou encore « Mieux vaut être un bon pirate qu'un mauvais bougre ! ».

À quelle édition de Rue-stick as-tu déjà participé et quelles en ont été tes impressions?
C’est ma première.

Rangerais-tu le street-art dans la catégorie art contemporain et pourquoi?
Evidemment, c'est le meilleur lieu d'expression et d'exposition, c'est très populaire, c'est ça que j'aime. Malheureusement, il ya beaucoup de vandales qui décrédibilisent le tout mais bon... En même temps c'est ça la liberté

Peux-tu nous raconter une de tes aventures marquantes avec le street-art ?
Ca remonte à ma première fois, oui il en faut une ! Je blazais dans les rues et j'avais l'impression d'être le roi du monde en m'appropriant les murs.

Le meilleur film?
Je suis trop cinéphile pour résumer ça à un seul mais quelques exemples : « Sherlock Holmes » et « Kung-fu Panda », sans déconner, c'est énorme ! Généralement, j'adore les films fantastiques comme « X-men » mais aussi « The Fountain », « Fight Club », « Usual suspects », « Avatar ».
« Abyss » aussi évidement mais mon pseudo vient de la série « Aux frontières du réel », dans le générique.

Le meilleur livre?
J’étais bien "new age" donc je dirais « La prophétie des Andes » et « Castaneda ». Je lis beaucoup de BD et j'ai découvert Alejandro Jodorovski que j'admire beaucoup.

Le meilleur son?
Tambour battant (ce sont des collègues) et Dead Can Dance.

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